Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.
The Artist est un film au concept osé : muet, noir et blanc une histoire d’amour désuète sur fond de « Singing in the Rain ». Bravo, fallait en avoir pour y miser un kopeck. Oui mais voilà, quand on prend un réalisateur à la plume et à l’humour acéré, des comédiens bankable qui en ont sous le pied : cela risque de faire des étincelles. Et là, mesdames, messieurs : la mayonnaise prend.
Une mise en scène léchée ? des plans riches de sens ? un musique impeccable ? un Jean Dujardin au sommet de son art ? oui, c’est effectivement ces éléments qui sont à l’origine de l’emballement Cannois, et du mien à l’issue de cette avant-première. C’est cet oeil de réalisateur, riche d’une grande culture cinématographique qui font passer d’une traite ce film sans pratiquement syllabe prononcée.
Les scènes de la déchéance de l’acteur muet passé à côté du parlant par orgueil, sont clairement des moments de grâce du 7e art. De belles trouvailles de mise en scène viennent appuyer la descente aux enfers de George Valentin. Un régal.
Un film à conseiller vivement aux passionnés de cinéma (James Cromwell et John Goodman à l’affiche : excusez du peu..), qui sauront retrouver, avec cette patte propre aux réalisations de Michel Hazanavicius, la fraîcheur des productions du début du XXe siècle.
Merci à Maylis et à Allociné.






2 commentaires
Julie dit:
20 sept 2011
Hâte de voir le film, ça donne envie de vérifier si tout cet engouement est justifié! En revanche le réalisateur c’est Michel et non pas Serge (son frère comédien…)
Arnaud dit:
20 sept 2011
Merci Julie, c’est corrigé !