Je suis tombé sur le débat des socialistes : 2e round, et j’ai angoissé grave. Ils sont où les politiciens de gauche ? ou du moins, où est passé leur sens des réalités ?
Prenons le cas Ségolène : c’est dommage qu’elle soit une femme car on va m’accuser de mysoginie primaire…alors que je suis complètement pour qu’une femme soit au pouvoir. Mais par contre la rombière du Poitou Charentes, elle vit dans le monde des bisounours.
Sur la forme : certes, elle est charmante mais lors de ses prestations sa diction de robot donne l’impression que son prompteur est coincé quelque part dans son fondement. Sur le fond (…du gouffre), lorsqu’elle essaie de répondre de manière concrète aux questions posées (et c’est rare, car elle a la fâcheuse habitude de se cacher derrière une langue de bois, ou de lieux communs : l’eau ça mouille, la guerre c’est mal, et la misère y’en a marre….engagement maximal..) elle nous propose des solutions hallucinantes. Par solutions hallucinantes, j’entends des solutions irréalisables budgétairement parlant. Exemple : l’insécurité à l’école : « mettons deux adultes dans les salles de classes… » ouais mais les salaires d’où tu les tires, ma grande ? Et c’est le même refrain pour toutes ses solutions, des mesures irréalisables financièrement : parce que bien sûr le français paye trop d’impôts (poujadiste way of life, baby ! un Jean Pierre Pernaud en jupon). Sinon, de manière générale ses réponses creuses sont ponctuées de « valeurs » : mes valeurs, les valeurs de la france, les valeurs de concitoyens, bla, bla, lieux communs, blabla…
Sinon, Fabius : Monsieur « les chiffres et les lettres » : le compte est bon (Laurent Romejko sort de ce corps!), la démonstration par les chiffres..soporifique, ponctuée par des coups de gueule aussi crédibles qu’une Loana à l’Académie française. DSK reste le moins ridicule de cette navrante prestation générale.
Précisions : je ne suis pas pro-Sarkoziste (Monsieur je communique, mais je communique principalement du vent..), ni pro droite, mais j’essaie de faire mon devoir critique de citoyen avant des échéances cruciales (et le mot est faible car sans être déclinologue : on est dans le caca). Et pour l’instant : on est dans la merde jusqu’aux oreilles, parce que le choix qui nous est proposé c’est la peste ou le choléra, se faire broyer les couilles ou perdre un bras…


11 commentaires
Damdam dit:
26 oct 2006
A la question « Que pensez de la situation politique en Turquie », qui a répondu « Je pense comme les Français » ?
Arnaud dit:
26 oct 2006
La bisounours consensuelle ? Au hasard…
Brigadier dit:
27 oct 2006
A ce niveau ce n’est même plus etre consensuelle, c’est juste qu’elle n’a rien à dire, ce qui est super triste.
Si seulement elle avait des idées !
Mais à chaque fois qu’elle a eu l’occasion de s’exprimer, elle a prouvé qu’elle ne connaissait quasiment rien à la politique extérieure…
Et dire que des gens comme ça arrivent à etre crédible envers plus de la moitié des Français…
Arnaud dit:
27 oct 2006
Mon analyse est la suivante : le débat politique actuel ne se base que sur la satisfaction des attentes des français (l’approche marketing de la politique). Exemple : la majorité des citoyens trouve que les politiques nous cachent des choses => caméras au conseil des ministres…
Le seul problème, c’est que l’essentiel des solutions que nous proposent les candidats à l’investiture, ce sont des mesures populistes grevant le budget. Je n’ai jamais entendu de mesures luttant contre notre déficit budgétaire historique (mesure d’austérité économique = non populaire..) mais qui handicapera assurément le développement futur de la France. Raymond Barre, à son époque, a surement sauvé la France d’un naufrage annoncé avec des actions anti populaire, et une reconnaissance du peuple que l’on connait…A trop vouloir faire plaisir à court terme, on se tire une balle dans le pied pour le long terme…
Francois dit:
27 oct 2006
« on est dans la merde jusqu’aux oreilles, parce que le choix qui nous est proposé c’est la peste ou le choléra »
C’est pas faux…
Mais pas vrai.
Ce ne serait vrai que s’ il n’y avait que Nicolas et Pimprenelle, que l’UMP et le PS, s’il n’y avait que les urnes pour s’exprimer, que les partis officiels qui « faisaient de la politique ».
Ot il se passe beaucoup, beaucoup d’autres choses.
Mais ça, évidemment, ce n’est pas à la télé…
on s’en reparle très vite.
Damdam dit:
28 oct 2006
François> Je veux en savoir plus…
Arnaud dit:
29 oct 2006
François & Damdam>Faut qu’on parle
Ami lecteur>La suite au prochain épisode…
gromain dit:
29 oct 2006
ouaaa
vous en savez des choses
la chance
moi je considère que 2007 c’est déjà perdu pour un quelqu’un
nous.
Brigadier dit:
30 oct 2006
De toute façon en 2007, c’est la prophétie de la Citrouille qui se vérifiera !
Le reste n’a que peu d’importance face au St Pierre & Roule…
François dit:
7 nov 2006
Lisez déjà ça :
http://francescocasabaldi.typepad.com/francesco_casabaldi/2006/10/tsunami_politiq.html
et on s’en reparle vite.
(c’est une vision assez « alter-centric » du truc, mais bon… l’idée est là)
Arnaud dit:
7 nov 2006
Bien, je vais lire avec assiduité