Oyé bonnes gens, cette semaine je viens à nouveau dispenser la bonne parole cinématographique. Au programme : (attention SPOIL ALERT) de la légende au come back raté, de la comé-kitsh (comédie+kitsh), et de la bonne gaudriole à la sauce française.

La personne aux deux personnes

En quelques mots :

Un comptable no-life, se fait percuter par une voiture : puis à l’intérieur de sa tête ce n’est pas Tyler Durden (Brad Pitt…Fight Club… C’est bon t’y es ?) mais Alain Chabat en chanteur looser sur le come back.

Titres alternatifs :

Cogip – Club

La compta c’est sympa

La personne aux deux personnes qui au début n’aime personne, mais personne ne connait vraiment la personne comme personne.

Le pitch [source AlloCiné] :

Gilles Gabriel, chanteur des 80′s en plein come-back, est tué dans un accident de voiture causé par Jean-Christian Ranu, comptable à la COGIP. Mais Gilles Gabriel n’est pas totalement mort : son esprit bien vivant a atterri dans le corps de Ranu, qui ne comprend pas qui est cette personne qui parle dans sa tête. Gilles, lui, n’a aucun contrôle des mouvements de son hôte. Gilles et Ranu vont vite se rendre à l’évidence : ils n’ont rien en commun, sauf ce corps qu’ils vont devoir partager. C’était déjà compliqué chacun de leur côté… alors maintenant, à deux dans la même personne…

« A la façon » critique Télérama :

Disclaimer : Je préviens du caractère biaisé de cette critique étant donné que dès le départ je suis un fan inconditionnel des réalisateurs qui ont commis entre autre : « message à caractère informatif ».

Comment rater une recette quand les ingrédients de départ sont frais, bio, label rouge et issus du marché et que tout le monde trouve délicieux ? Cette métaphore fruitière essaie de manière malhabile de décrire à quel point l’idée de départ, les acteurs, et les décors du film sont bons. Le synopsis de départ semble aussi jouisif qu’un Newlook planqué sous un lit d’adolescent, mais bon il y a un tout de même un goût d’inachevé à la fin: une sorte d’éjaculation précoce cinématographique qui laisse un goût apre d’inachévé.

De bons gags et des situations ubuesque sont égrainés tout au long du film et les premières minutes laissent présager une extase sans pareil…mais on s’aperçoit bien, qu’au bout d’un moment ça patine scénaristiquement parlant. Du côté acteur pas de soucis c’est de la bonne : de la gagneuse de compet’ : du Auteuil qui sait tout jouer, du Chabat que l’on regrette de n’avoir qu’en bande son…

A réserver aux fans de l’univers décalé des entreprises kitsh et à tout les fans du plan comptable norme européenne.

Comment je me suis senti à la sorti du film ?

Heureux mais insatisfait des prouesses apparemment prometteuse de l’idée de départ, comme l’adolescent fraichement déniaisé.

Seuls Two

Merci à Rumeur Public et commeaucinéma.com pour l’invitation à l’avant première.

En quelques mots : Eric coure après Ramzy dans un Paris vidé. Vidé comme le scénario et le cerveau des deux comparses ? ben…même pas.

Titres alternatifs :

La tour Montparnasse infernale qui ne se passe pas dans une tour et qui n’est pas infernal non plus.

Quand l’activité de Paris ressemble à celle de Vesoul en hiver : ben… il reste plus grand monde.

Le pitch [source AlloCiné] :

Gervais, policier à Paris, maladroit et entêté, est la risée de son commissariat. Depuis des années, il file sans relâche, un esthète de la cambriole, drôle et narquois, Curtis qui, chaque fois, lui échappe et le ridiculise. Un beau matin, après une course poursuite manquée, Gervais se réveille dans une capitale vidée de tous ses habitants. Tous ? Pas tout à fait. Un second individu fonce dans les rues désertes au volant d’une Formule 1 : Curtis ! Voilà nos deux héros seuls au monde, peut-être l’occasion d’enterrer la hache de guerre et de profiter de la situation…Mais ce serait sans compter sur la droiture de Gervais et surtout sur son obstination. Pour lui, la place de Curtis est en prison et rien ne saurait le faire dévier de sa mission…

« A la façon » critique Télérama :

Certes il faut être client de l’humour des deux nigauds, à la base : c’est un pré-requis. Eric et Ramzy à la caméra ce n’est pas du Tarkowski, on ne viendra pas me dire le contraire, cependant ce film est moins pire que leur enchainement de navets frôlant le grand chelem. On retrouve l’humour et les situations ubuesques de la tour montparnasse infernale, à notre grande satisfaction.

Le terrain de jeu (l’idée de départ) est tout de même suffisamment open pour laisser libre court à l’inspiration comique. Passé les scènes à la Vanilla Sky du début avec Eric dans un Paris vidé de tout ses habitants, les idées que l’on peut avoir dans ce type de situation et la liberté totale succédant la phase angoissante : la trame narrative s’enlise.

Dommage de laisser la deuxième moitié du film conclure une histoire sans grand intérêt au détriment des bonnes idées de départ…

Comment je me suis senti à la sorti du film ?

Ouais mais bof : on passe à côté de la catastrophe annoncée : ce film est en fait un sauvetage in-extremis (et je resterais sur cette phrase définitive !)

Indiana Jones

En quelques mots :

Ça fait 20 ans que l’on attendait le retour d’Indy et…. prout.

Titres alternatifs :

Indiana Scully et Jones Mulder au royaume du crane de cristal

Indiana Jones et le déambulateur magique ne passeront pas l’été

Indiana Jones et la maison de retraite maudite

Le pitch [source AlloCiné] :

La nouvelle aventure d’Indiana Jones débute dans un désert du sud-ouest des Etats-Unis. Nous sommes en 1957, en pleine Guerre Froide. Indy et son copain Mac viennent tout juste d’échapper à une bande d’agents soviétiques à la recherche d’une mystérieuse relique surgie du fond des temps. De retour au Marshall College, le Professeur Jones apprend une très mauvaise nouvelle : ses récentes activités l’ont rendu suspect aux yeux du gouvernement américain. Le doyen Stanforth, qui est aussi un proche ami, se voit contraint de le licencier. A la sortie de la ville, Indiana fait la connaissance d’un jeune motard rebelle, Mutt, qui lui fait une proposition inattendue. En échange de son aide, il le mettra sur la piste du Crâne de Cristal d’Akator, relique mystérieuse qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes. Ce serait à coup sûr la plus belle trouvaille de l’histoire de l’archéologie. Indy et Mutt font route vers le Pérou, terre de mystères et de superstitions, où tant d’explorateurs ont trouvé la mort ou sombré dans la folie, à la recherche d’hypothétiques et insaisissables trésors. Mais ils réalisent très vite qu’ils ne sont pas seuls dans leur quête : les agents soviétiques sont eux aussi à la recherche du Crâne de Cristal, car il est dit que celui qui possède le Crâne et en déchiffre les énigmes s’assure du même coup le contrôle absolu de l’univers. Le chef de cette bande est la cruelle et somptueuse Irina Spalko. Indy n’aura jamais d’ennemie plus implacable… Indy et Mutt réuissiront-ils à semer leurs poursuivants, à déjouer les pièges de leurs faux amis et surtout à éviter que le Crâne de Cristal ne tombe entre les mains avides d’Irina et ses sinistres sbires ?

« A la façon » critique Télérama :

Rhhhaaa, j’ai rarement été aussi déçu par un film autant attendu… (effectivement je me contrefout de Rambo, donc le dernier je m’en bat les coquillettes…). MAIS C’EST QUOI CETTE HISTOIRE ? bordel ! passons le fait qu’Indiana Jones mérite une cure de botox, et que de le voir courir dans ce film donne envie de donner au téléthon, bref passons… mais merde Georges Lucas et Steven Spielberg vous aviez vingt ans pour nous pondre un scénario chiadé aux petits oignons et au final : PLOC (bruit du petit caca dans une cuvette).

Je passe également sur les seconds rôles : et le petit con qui t’hérisse le poil ayant le même patronyme que le footballeur au talent équivalent, c’est dire…

Bref : quand le fric prend le pas sur la qualité, c’est l’espoir et l’attente qui sont bafoués.

Comment je me suis senti à la sorti du film ?

Avec l’envie de buter Spielberg et Lucas.

[Bonus] Plus de photos :

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